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Ce siècle est grand et fort

Les Voix intérieures Ce siècle est grand et fort. Un noble instinct le mène. Partout on voit marcher l’idée en mission ; Et le bruit du travail, plein de parole humaine, Se mêle au bruit divin de la création Partout, dans les cités et dans les solitudes, L’homme est fidèle au lait dont nous le nourrissions ; Et dans l’informe bloc des sombres multitudes La pensée en rêvant sculpte des nations. L’échafaud vieilli croule, et la Grève se lave. L’émeute se rendort. De meilleurs jours sont prêts. Le peuple a sa colère et le volcan sa lave Qui dévaste d’abord et qui féconde après. Des poëtes puissants, têtes par Dieu touchées, Nous jettent les rayons de leurs fronts inspirés. L’art a de [...]

2018-05-20T17:02:50+00:00 Catégories : Les Voix intérieures|0 commentaire

Préface des « Voix intérieures »

Les Voix intérieures La Porcia de Shakespeare parle quelque part de cette musique que tout homme a en soi. — Malheur, dit-elle, à qui ne l’entend pas ! — Cette musique, la nature aussi l’a en elle. Si le livre qu’on va lire est quelque chose, il est l’écho, bien confus et bien affaibli sans doute, mais fidèle, l’auteur le croit, de ce chant qui répond en nous au chant que nous entendons hors de nous. Au reste, cet écho intime et secret étant, aux yeux de l’auteur, la poésie même, ce volume, avec quelques nuances nouvelles peut-être et les développements que le temps a amenés, ne fait que continuer ceux qui l’ont précédé. Ce qu’il contient, les autres le contenaient ; [...]

2018-05-20T17:03:39+00:00 Catégories : Les Voix intérieures|0 commentaire

Les Voix intérieures

Les Voix intérieures La Porcia de Shakespeare parle quelque part de cette musique que tout homme a en soi. — Malheur, dit-elle, à qui ne l’entend pas ! — Cette musique, la nature aussi l’a en elle. Si le livre qu’on va lire est quelque chose, il est l’écho, bien confus et bien affaibli sans doute, mais fidèle, l’auteur le croit, de ce chant qui répond en nous au chant que nous entendons hors de nous...lire la suite Préface Ce siècle est grand et fort Attente Sara la baigneuse

2018-05-20T17:07:42+00:00 Catégories : Les Voix intérieures|0 commentaire

Attente

Les Voix intérieures Esperaba, desperada.   Monte, écureuil, monte au grand chêne, Sur la branche des cieux prochaine, Qui plie et tremble comme un jonc. Cigogne, aux vieilles tours fidèle, Oh ! vole et monte à tire-d’aile De l’église à la citadelle, Du haut clocher au grand donjon. Vieux aigle, monte de ton aire À la montagne centenaire Que blanchit l’hiver éternel. Et toi qu’en ta couche inquiète Jamais l’aube ne vit muette, Monte, monte, vive alouette, Vive alouette, monte au ciel ! Et maintenant, du haut de l’arbre, Des flèches de la tour de marbre, Du grand mont, du ciel enflammé, À l’horizon, parmi la brume, Voyez-vous flotter une plume, Et courir un cheval qui fume, Et revenir mon bien-aimé ? [...]

2018-05-20T17:04:20+00:00 Catégories : Les Orientales|0 commentaire

Sara la baigneuse

Les Voix intérieures Le soleil et les vents, dans ces bocages sombres, Des feuilles sur son front faisaient flotter les ombres.   Alfred de Vigny. Sara, belle d’indolence, Se balance Dans un hamac, au-dessus Du bassin d’une fontaine Toute pleine D’eau puisée à l’Ilyssus ; Et la frêle escarpolette Se reflète Dans le transparent miroir, Avec la baigneuse blanche Qui se penche, Qui se penche pour se voir. Chaque fois que la nacelle, Qui chancelle, Passe à fleur d’eau dans son vol, On voit sur l’eau qui s’agite Sortir vite Son beau pied et son beau col. Elle bat d’un pied timide L’onde humide Où tremble un mouvant tableau, Fait rougir son pied d’albâtre, Et, folâtre, Rit de la fraîcheur de l’eau. [...]

2018-05-20T17:04:47+00:00 Catégories : Les Orientales|0 commentaire

L’Enfant

L'Enfant O horror ! horror ! horror ! Shakespeare. Macbeth.   Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil. Chio, l’île des vins, n’est plus qu’un sombre écueil, Chio, qu’ombrageaient les charmilles, Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois, Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois Un chœur dansant de jeunes filles. Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis, Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis, Courbait sa tête humiliée ; Il avait pour asile, il avait pour appui Une blanche aubépine, une fleur, comme lui Dans le grand ravage oubliée. Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux ! Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux [...]

2018-05-20T10:03:11+00:00 Catégories : Les Orientales|0 commentaire

Le ravin

Le ravin …Alte fosse Che vallan quella terra sconsolata. Dante.   Un ravin de ces monts coupe la noire crête ; Comme si, voyageant du Caucase au Cédar, Quelqu’un de ces Titans que nul rempart n’arrête Avait fait passer sur leur tête La roue immense de son char. Hélas ! combien de fois, dans nos temps de discorde, Des flots de sang chrétien et de sang mécréant, Baignant le cimeterre et la miséricorde, Ont changé tout à coup en torrent qui déborde Cette ornière d’un char géant ! Avril 1828.

2018-05-20T10:01:02+00:00 Catégories : Les Orientales|0 commentaire

La bataille perdue

La bataille perdue Sur la plus haute colline Il monte, et, sa javeline Soutenant ses membres lourds, Il voit son armée en fuite Et de sa tente détruite Pendre en lambeaux le velours. Em. Deschamps. Rodrigue pendant la bataille.   « Allah ! qui me rendra ma formidable armée, Émirs, cavalerie au carnage animée, Et ma tente, et mon camp, éblouissant à voir, Qui la nuit allumait tant de feux, qu’à leur nombre On eût dit que le ciel sur la colline sombre Laissait ses étoiles pleuvoir ? « Qui me rendra mes beys aux flottantes pelisses ? Mes fiers timariots, turbulentes milices ? Mes khans bariolés ? mes rapides spahis ? Et mes bédouins hâlés, venus des Pyramides, Qui riaient d’effrayer [...]

2018-05-20T09:59:42+00:00 Catégories : Les Orientales|0 commentaire

Marche Turque

Marche Turque Là — Allah — Ellàllah ! Koran. Il n’y a d’autre dieu que Dieu.   Ma dague d’un sang noir à mon côté ruisselle, Et ma hache est pendue à l’arçon de ma selle. J’aime le vrai soldat, effroi de Bélial. Son turban évasé rend son front plus sévère, Il baise avec respect la barbe de son père, Il voue à son vieux sabre un amour filial, Et porte un doliman, percé dans les mêlées De plus de coups, que n’a de taches étoilées La peau du tigre impérial. Ma dague d’un sang noir à mon côté ruisselle, Et ma hache est pendue à l’arçon de ma selle. Un bouclier de cuivre à son bras sonne et luit, Rouge comme [...]

2018-05-20T09:57:56+00:00 Catégories : Les Orientales|0 commentaire

Le Château-fort

Le Château-fort À quoi pensent ces flots, qui baisent sans murmure Les flancs de ce rocher luisant comme une armure ? Quoi donc ! n’ont-ils pas vu dans leur propre miroir, Que ce roc, dont le pied déchire leurs entrailles, A sur sa tête un fort, ceint de blanches murailles, Roulé comme un turban autour de son front noir ? Que font-ils ? à qui donc gardent-ils leur colère ? Allons ! acharne-toi sur ce cap séculaire, Ô mer ! Trêve un moment aux pauvres matelots ! Ronge, ronge ce roc ! qu’il chancelle, qu’il penche, Et tombe enfin, avec sa forteresse blanche, La tête la première, enfoncé dans les flots ! Dis, combien te faut-il de temps, ô mer fidèle, Pour [...]

2018-05-20T09:56:11+00:00 Catégories : Les Orientales|0 commentaire